E

ébadrilla (s’-) (v.)

tomber en s’ouvrant en morceaux  (bogue de châtaignier).

ébancla (adj.)

estropié.
[de bancal ?]

ébarba (v.)

tailler une haie.

ébégancha (adj.)

bancal.

ébellade (n.f.)

une éclaircie, embellie.

éb(e)rvigea (adj.)

éberlué, ahuri.

ébiaugea (v.)

éblouir.

ébichtouére (n.f.)

seringue fabriquée avec une tige de sureau.
[nom sans doute créé d’après l’onomatopée bcht! signifiant : giclée, jaillissement.]

ébigancha (adj.)

éclopé, boiteux, déhanché.

ébiouna (v.)

dégermer (les pommes de terre au printemps). Voir aussi épissouna et éj(e)touna.
[Cf. bion]

ébouilla (v.)

écraser, aplatir, étaler, éventrer.

ébrâta (v.)

casser ou couper les grosses branches d’un arbre.
[du radical bras et préfixe é]

s’ébrata (v.)

agiter violemment les bras sous l’effet de la colère.

écaffouéra (s’-) (v.)

s’écrabouiller, tomber en flaques (bouse de vache).

écalârgea (v.)

s’écarteler.

écassouna (v.)

•1: émotter.
•2: sens plaisant : corriger sévèrement.
Ti viés te fiaire écassouna! "  ("Tu vas te faire corriger!")

échala (v.)

écosser.

échaler (n.m.)

sorte d’échelle rustique permettant de franchir une haie.

échaliau [-lio] (n.m.)

partie amovible à l’avant et à l’arrière d’une charrette à foin ou à gerbes (en forme d'échelle)

échaussude [échouo-] (n.f.)

chardon des blés.

échebrilla (v.)

effilocher.
[de cherbe, nom patois du chanvre]

écorda (v.)

effiler les haricots verts (enlever les "cordes").

écouâilla (v.)

couper grossièrement (chevelure, haie vive).

écouber (n.m.)

le balai.

écouza (n.m.)

houx.

égaz(e)la (v.)

éclater en morceaux.

ég’r(e)nussade (n.f.)

averse, ondée.
[de égrener]

égrôgna (v.)

griffer.

égrole (n.f.)

graminée: houque laineuse?

égrolé (n.m.)

petit passereau: pipit des prés?

éjâilla (v.)

pousser des cris de plaisir inarticulés (surtout pour les bébés).
[de jâil = geai ?]

éj(e)touna (v.)

dégermer (les pommes de terre au printemps). Voir aussi épissouna et ébiouna.

élaya (v.)

élaguer une haie vive.

élita (v.)

sélectionner.

élourdi(r) (v.)

assommer, étourdir.

émaliça (v.)

irriter, exciter.

embanne (n.f.)

repli de peau dans la gorge des vaches, fanon.

embârgea (v.)

entasser le foin dans le fenil.

embiada (v.)

emblaver. Voir aussi biada.

embouéra (v.)

embrouillé.

embouri (n.m.)

nombril.

embousa (v.)

salir de boue.

embrasa (v.)

garnir l’intérieur des sabots mouillés avec des braises.

embrenilla [-bern-] (v.)

encombrer de choses inutiles.
[de bran ?]

émigea (v.)

émietter.

émouva (v.)

émouvoir; échauffer par un travail pénible.

empouâilla (adj.)

englué; encombré de glaires, de mucus.

empouétra (v.)

empêtrer.

empougna (v.)

empoigner.

enchappa (v.)

laisser tomber par maladresse.

enchârgea (v.)

recommander, ordonner.

encrotta (v.)

enterrer un animal.
[de cros ?]

encrucha (v.)

placer haut, percher.

endret (n.m.)

endroit.

enfargea (v.)

entraver.

enfargés

(n.f.pl.) entraves (pour cheval).

engata (adj.)

obstrué, bourré.

engoula (v.)

prendre dans la gueule.
[cf. l’engoulevent]

en pour

(loc. prépositive) en échange de.

enrata (adj.)

alourdi à la suite d’un repas copieux.

enraya (v.)

commencer le labour, la première raie; commencer un travail.

entâna (s’-)

(v. pronominal) s’embourber, s’enliser.

entremi

(adv. ou prép.) entre.

env(e)rtouilla (v.)

entortiller.
[latin vertere]
Cf. le chant du rossignol : " Pouss’, pouss’, la vigne al’ pousse. S’i m’indeurs, all’ m’env(e)rtouille. " (
"Pousse, pousse, la vigne elle pousse. Si je m’endors, elle m’entortille.")

épale (n.f.)

épaule.

épave (d’-)   (loc. adv.)

•1: se dit de bêtes domestiques (ou même de personnes) abandonnées sans surveillance.
•2: se dit d’objets éparpillés en désordre.

épiausa (v.)

épucer, inspecter avec grand soin.

épige (n.f.)

épi.

épigea (v.)

former l’épi.

épigeons

(n.m.pl.) débris d’épis vides rejetés par la batteuse.

épina (n.m.)

épine noire (prunellier) ou aubépine.

épissouna (v.)

dégermer (les pommes de terre au printemps). Voir aussi ébiouna et éjetouna.

éplire (v.)

éclore (œufs, fleurs).
[de é + plier ?]

épouffida (v.)

pouffer.

érailla (s’-) (v.)

ouvrir de grands yeux.

érondade (n.f.)

roncier.

éronde (n.f.)

ronce.

essala (v.)

•1: hérisser les ailes et le plumage (oiseaux).
•2: se mettre en colère en s’agitant (humains).

essorba (v.)

tailler (faucher) grossièrement, maladroitement.

estouma (n.m.)

estomac, et aussi poitrine.

étain(e)dure (n.f.)

entame.

étain-na (v.)

entamer.

étamoui(r) (v.)

assommer, anéantir (sens plaisant).

étarussa (v.)

éparpiller en désordre.
s’étarussa : se dit des poules qui hérissent leurs plumes pour prendre un bain de poussière.

ételle (n.f.)

éclat de bois, fragment mince d’une bûche fendue.

ét(e)rboye (n.m.)

tourbillon, cyclone miniature (signe précurseur d’orage).

ét(e)rnugea (v.)

•1: enlever le chiendent.
•2: corriger, étriller.

étibia (v.)

crier (de plaisir).

étidiola (adj.)

étiolé.

étilla (v.)

casser (une branche) en esquilles.
[de teille ?]

étou

(adv.) aussi.

étouffe-chrétien  [chrétchien] (n.m.)

nourriture lourde, qui bourre l’estomac.

étrange (adj.)

Se trouva étrange = être dépaysé, désorienté.

étruge (n.f.)

ortie.

étrugea (v.)

piquer (ou fouetter) avec des orties.

eu (n.m.)

œuf

euda (v.)

aider.

eutil (n.m.)

outil.

év(e)rna (s’-) (v.)

se suffire à soi-même, être indépendant pécuniairement.